đźđ· LâIran lie la rĂ©ouverture du dĂ©troit dâOrmuz Ă la levĂ©e du blocus amĂ©ricain
LâIran a fait savoir Ă Washington, par lâintermĂ©diaire du Qatar Ă New York, quâil pourrait rouvrir le dĂ©troit dâOrmuz dâici une semaine si les Ătats-Unis allĂ©geaient la pression militaire, mettaient fin Ă leur blocus naval et dĂ©bloquaient les avoirs iraniens. Ces pourparlers interviennent aprĂšs sept mois de conflit et alors que le prĂ©sident Donald Trump a dĂ©clarĂ© quâun accord pourrait ĂȘtre conclu aprĂšs les Ă©lections de mi-mandat de novembre. Le trafic maritime via Ormuz reste fortement perturbĂ© : les transits confirmĂ©s se sont Ă©levĂ©s en moyenne Ă 6,98 millions de barils par jour au cours des sept jours prĂ©cĂ©dant le 20 septembre, soit seulement 38 % du niveau de rĂ©fĂ©rence dâavant-guerre, qui Ă©tait de 18,3 millions de barils par jour. Les chargements de brut de lâIran sont quant Ă eux tombĂ©s Ă zĂ©ro depuis le dĂ©but du mois de septembre, contre 893 000 barils par jour en juillet.
La rĂ©action immĂ©diate des marchĂ©s sâest traduite par un flĂ©chissement des cours du brut : le Brent a reculĂ© de 0,9 % Ă 98,37 dollars le baril et le WTI de 1,5 % Ă 89,16 dollars, les opĂ©rateurs anticipant la possibilitĂ© dâune issue diplomatique. Mais le systĂšme physique reste soumis Ă des contraintes. Selon Kpler, le dĂ©troit devient de plus en plus un couloir de navettes contrĂŽlĂ© par lâArabie saoudite, tandis que Riyad a dĂ©jĂ Ă©tĂ© contraint de rĂ©orienter ses exportations vers sa cĂŽte du Golfe aprĂšs quâune attaque des Houthis, au dĂ©but du mois, a interrompu les flux sur lâolĂ©oduc est-ouest vers Yanbu.
Pour les marchĂ©s du pĂ©trole et du GNL, toute dĂ©sescalade dans le dĂ©troit dâOrmuz importe moins en tant que fait dâactualitĂ© quâen tant que test permettant de dĂ©terminer si les volumes de transit perdus et les exportations iraniennes peuvent rĂ©ellement revenir dans un dĂ©lai mesurable.
@BPARTISANS
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