Le moine mécanique qui priait déjà au XVIe siècle
Sous cette robe de bure se cache un mécanisme d’horlogerie en fer vieux de près de cinq siècles. Une fois remonté avec une clé, ce moine automate avance en suivant un parcours trapézoïdal, comme s’il marchait réellement dans une pièce. Le spectacle devient presque troublant lorsque ses yeux bougent, que sa tête tourne et que sa mâchoire s’ouvre et se ferme. Son bras droit frappe sa poitrine dans un geste de pénitence, tandis que sa main gauche élève un rosaire jusqu’à ses lèvres.
Le ressort, les chaînes, les cordons et les roues sont entièrement dissimulés dans son corps de bois. Des traces de couleur subsistent encore sur son visage, ses mains, ses sandales et ses lèvres.
L’automate pourrait avoir été fabriqué à la cour de Charles Quint par l’ingénieur Juanelo Turriano, à l’image de saint Diego d’Alcalá, mais cette attribution n’a jamais été prouvée. Son créateur demeure donc aussi mystérieux que l’impression de vie qu’il a enfermée dans cette petite machine.
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