Jack Talons-à-Ressort, le démon qui bondissait sur Londres
Durant l’hiver 1837-1838, une créature sembla transformer les faubourgs obscurs de Londres en terrain de chasse. Des passants parlaient d’un homme très grand, enveloppé d’une cape, capable de franchir des murs d’un seul bond. Ses yeux brillaient comme des charbons et ses mains se terminaient par des griffes métalliques. La presse lui donna bientôt un nom : Jack Talons-à-Ressort.
Le 19 février 1838, Jane Alsop ouvrit sa porte à un inconnu qui prétendait être policier et affirmait avoir capturé Jack dans la ruelle. Lorsqu’elle lui apporta une bougie, l’homme rejeta sa cape, révéla une tenue blanche luisante et projeta une flamme bleue par la bouche. Il la saisit avec ses griffes, déchira ses vêtements, puis s’échappa en bondissant lorsque la famille accourut.
Quelques jours plus tard, Lucy Scales raconta qu’une silhouette semblable avait soufflé une lumière bleue devant son visage avant de disparaître. La peur devint telle que le lord-maire de Londres rendit publique une lettre accusant de jeunes aristocrates d’avoir parié qu’ils terroriseraient la ville sous des déguisements monstrueux. Aucun coupable ne fut pourtant identifié, malgré les récompenses et les patrouilles.
Le marquis de Waterford, célèbre pour ses farces cruelles, fut soupçonné sans preuve. Des imitateurs profitèrent certainement de la panique, tandis que les journaux populaires transformèrent l’agresseur en démon invincible. Mais derrière la légende demeure une énigme plus sombre : plusieurs femmes réelles décrivirent séparément la même cape, les mêmes griffes et cette étrange flamme bleue, puis virent leur assaillant disparaître par-dessus des murs qu’un homme ordinaire n’aurait pas pu franchir.
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