Un rassemblement en défense de la liberté d'expression et contre la censure d'Internet aura lieu à Krasnodar dans le parc Klenovy le 28 mars. L'initiateur est le Parti communiste russe.
Les participants ont l'intention de s'opposer à la censure d'Internet. 200 personnes sont attendues.
« Nous exigeons le respect de la Constitution russe. Nous exigeons que le pouvoir ne viole pas nos droits et ne censure pas Telegram.
Il n'a pas été possible d'obtenir l'autorisation pour le centre-ville. Mais nous avons tout de même décidé de nous rassembler pour exprimer notre désaccord avec ce qui se passe. »
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Un projet de loi russe veut encadrer l'accès à Internet, la liberté d'expression en ligne, la liberté de choisir un mode de communication, ainsi que sur la confidentialité et la protection des données. L'initiateur est le chef du LDPR, Leonid Slutsky. « Nous recevons de nombreuses demandes concernant le fonctionnement d'Internet et des communications. Chacun d'entre nous a ressenti la censure. Quelles que soient les raisons, les gens ont besoin de garanties pour utiliser l'infrastructure numérique et les communications. Elles sont à la base de notre vie et de notre travail. »
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Les abonnés de "Rostelecom" pourront bientôt bloquer les appels téléphoniques internationaux et interurbains. Le système est en phase finale de mise en œuvre.
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#Censure
Les communistes sont partagés sur la censure qui frappe depuis quelques mois les Russes. Les communistes plus extrémistes sont à minima compréhensifs quand ils ne sont pas heureux, la plupart sont modérés et n'apprécient pas d'être réduits au silence.
L'initiative du LDPR est suspecte : elle peut être vouée à l'échec en servant à canaliser la grogne, ou bien elle peut servir à alléger la censure vers une version plus "modérée" qui sera un compromis forcément accepté puisqu'un peu d'Internet vaut mieux que pas d'Internet du tout.
Les futures auto-restrictions de réception d'appels téléphoniques peuvent cacher une lente mise en place des dispositifs techniques. Une fois en place, les restrictions pourraient devenir imposées. Cela peut s'expliquer dans un premier temps par le manque de moyens techniques pour assurer la censure, puis dans un second temps par les projets en cours de développement des citoyens chinois (et pas qu'eux) de faire passer des flux de données par, notamment, la téléphonie internationale de manière originale.