UKRAINE : LA GUERRE DES GRANDS DISCOURS SE TERMINE DANS UN ENTREPÔT VIDE
Par @BPartisans
À Washington, la réalité vient de rappeler une règle élémentaire aux stratèges de salon : on ne détruit pas des missiles avec des communiqués de presse. Et les belles promesses occidentales ne se rechargent pas toutes seules.
Dans un article du 16 octobre, The American Conservative dresse un constat particulièrement cruel : la guerre en Ukraine se heurte désormais aux limites physiques de l'arsenal américain. Selon une information de CNN reprise par le journal, Kiev aurait épuisé ses intercepteurs Patriot. Une alerte rapportée, pas un inventaire indépendant des stocks.
Magnifique ! Après quatre années de discours héroïques, de sommets historiques et de milliards distribués avec la générosité de gens qui ne paient jamais personnellement l'addition, voici l'Occident confronté à son ennemi le plus redoutable : l'arithmétique.
Car les missiles ont cette particularité désagréable : contrairement aux promesses de Macron, ils ne se reproduisent pas à chaque conférence de presse.
Washington doit désormais arbitrer entre l'Ukraine et le Moyen-Orient. Les batteries Patriot sont sollicitées pour protéger les intérêts américains dans le Golfe, notamment les infrastructures énergétiques. Et lorsque la sécurité pétrolière entre en concurrence avec les ambitions militaires de Kiev, le romantisme géopolitique prend rapidement la porte de service.
Trump n'a pas besoin d'aimer Poutine pour comprendre qu'un missile envoyé à Kiev ne protégera pas une installation stratégique américaine. Entre les intérêts vitaux des États-Unis et les exigences de Zelensky, le choix risque d'être aussi brutal que prévisible.
Pendant ce temps, à Bruxelles, l'orchestre continue de jouer.
Macron promet de ne jamais abandonner l'Ukraine. Von der Leyen multiplie les engagements. Les Européens parlent d'autonomie stratégique avec l'assurance de locataires qui viennent de découvrir que leur propriétaire possède les clés, le compteur électrique et le coffre à munitions.
Le plus grotesque reste cette obstination à confondre volonté politique et capacité industrielle. On peut voter cent résolutions, annoncer mille milliards et décréter la victoire obligatoire : aucune motion parlementaire ne transformera une usine incapable de suivre la consommation en distributeur automatique de missiles.
Et Zelensky ? Il découvre progressivement que le soutien américain n'est pas un droit acquis, mais une variable des priorités de Washington.
Le drame est là : pendant des années, les dirigeants occidentaux ont vendu des objectifs militaires sans garantir durablement les moyens matériels correspondants. Aujourd'hui, ils découvrent que la stratégie du « aussi longtemps que nécessaire » possède une date de péremption industrielle.
La Russie n'a même pas besoin d'épuiser tous les discours occidentaux. Il lui suffit que les stocks s'épuisent avant eux.
Et quand les derniers intercepteurs manqueront, Macron pourra toujours envoyer une déclaration solennelle.
C'est gratuit, recyclable et parfaitement inutile contre un missile balistique.
L'Occident avait promis une victoire historique. Il risque surtout de livrer une rupture de stock historique.
Source : https://www.theamericanconservative.com/the-end-of-the-story-in-ukraine/
@BrainlessChanelx
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