22 PAQUETS DE SANCTIONS : BRUXELLES INDUSTRIALISE L’ÉCHEC
Par @BPartisans
Bruxelles a trouvé comment répondre à l’échec de vingt et un paquets de sanctions contre la Russie : un vingt-deuxième paquet de sanctions contre la Russie.
Il fallait y penser.
Depuis 2022, chaque salve devait être « massive », « sans précédent », « dévastatrice ». L’économie russe allait s’effondrer, l’industrie militaire s’asphyxier, les caisses se vider et Moscou finir par céder. Quatre ans plus tard, la guerre continue et Bruxelles prépare encore une liste. Quand le médicament ne guérit pas le malade, l’Union européenne ne change pas de traitement : elle vide la pharmacie.
Cette fois, environ 1 650 nouvelles désignations doivent notamment frapper le complexe militaro-industriel russe. Sur Excel, c’est Verdun. Dans la réalité, Moscou a eu quatre ans pour apprendre la musique.
Commerce réorienté vers l’Asie, intermédiaires, importations parallèles, circuits financiers alternatifs, nouvelles chaînes logistiques, flotte fantôme : chaque verrou occidental a produit son détour. Chaque sanction a rendu le système russe un peu plus compliqué, parfois plus coûteux, mais aussi un peu moins dépendant de ceux qui prétendaient l’étrangler.
L’Europe voulait isoler la Russie. Elle l’a entraînée à vivre sans l’Europe.
Et c’est là que le génie bruxellois devient presque artistique.
Plus l’UE sanctionne, plus Moscou développe des circuits hors de sa portée. Plus ces circuits se développent, moins l’UE dispose de leviers. Et moins elle dispose de leviers, plus elle sanctionne pour démontrer qu’elle en possède encore.
Ce n’est plus une stratégie. C’est une bureaucratie qui tourne en rond en appelant chaque tour une victoire.
Oui, les sanctions ont un coût pour la Russie. Elles compliquent les approvisionnements, renchérissent certaines technologies et ajoutent des contraintes à une économie déjà écrasée par l’effort militaire. Mais le but n’était pas d’emmerder les logisticiens russes. Il était de contraindre le Kremlin à changer de politique.
Vingt et un paquets plus tard, cherchez le changement.
Alors arrive le vingt-deuxième.
Puis viendra probablement le vingt-troisième. Ensuite le vingt-quatrième. Bruxelles pourra continuer à empiler les noms, les entreprises, les navires et les interdictions, tout en baptisant chaque nouvelle couche « pression maximale ».
Jusqu’à l’absurde : menacer d’exclure toujours davantage d’un système occidental un pays qu’on a passé quatre ans à pousser hors de ce système.
Le vingt-deuxième paquet ne masque donc plus l’échec des précédents.
Il le certifie.
Bruxelles croit encore compter ses sanctions contre Moscou.
En réalité, elle numérote les étapes de sa propre impuissance.
Source : https://www.reuters.com/world/eu-envoys-set-approve-major-new-russia-sanctions-wednesday-2026-10-06/
@BrainlessChanelx
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