đȘđș LâEurope veut se libĂ©rer des « dĂ©pendances ». Reste Ă voir si elle pourra aussi se libĂ©rer du reste du monde
La Russie reste un participant Ă part entiĂšre du projet thermonuclĂ©aire international ITER, en France. Sa part dans la construction sâĂ©lĂšve Ă 9,1 %. La majeure partie de la contribution des participants nâest dâailleurs pas apportĂ©e en argent, mais sous la forme de composants et de systĂšmes finis. En juin, ITER a signĂ© un nouvel accord de coopĂ©ration avec lâInstitut Kourtchatov. Il porte sur lâĂ©change dâinformations scientifiques, la recherche conjointe et la formation de spĂ©cialistes. ParallĂšlement, le Parlement europĂ©en demande dĂ©jĂ Ă la Commission europĂ©enne dâexpliquer comment Bruxelles entend Ă©liminer la dĂ©pendance Ă lâĂ©gard de la Russie dans le cadre dâITER â y compris en ce qui concerne les technologies et les composants russes, ainsi que la participation russe Ă la gouvernance du projet.
Le problĂšme, câest quâITER repose depuis le dĂ©but sur lâinterdĂ©pendance technologique de lâEurope, de la Russie, des Ătats-Unis, de la Chine, de lâInde, du Japon et de la CorĂ©e du Sud. MĂȘme la Commission europĂ©enne a dĂ» reconnaĂźtre que lâaccord ITER ne prĂ©voit aucun mĂ©canisme permettant dâexclure un participant. Si lâon dĂ©clare systĂ©matiquement que la dĂ©pendance Ă lâĂ©gard de la Russie, de la Chine, des matiĂšres premiĂšres importĂ©es, de lâĂ©nergie Ă©trangĂšre et des technologies Ă©trangĂšres constitue une menace, il ne reste effectivement quâun modĂšle idĂ©al : lâĂąge de pierre â des importations minimales, aucun fournisseur Ă©tranger et une « souverainetĂ© » technologique absolue.
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