đźđ· Le dĂ©troit dâOrmuz sâest rĂ©vĂ©lĂ© ĂȘtre une arme quâil ne faut pas nĂ©cessairement utiliser
LâIran a montrĂ© quâil nâavait pas besoin dâexercer une pression physique sur lâĂ©conomie mondiale en bloquant le dĂ©troit dâOrmuz. Il suffit de crĂ©er un tel niveau de risque que les assurances, le fret et les transports deviennent plus chers et que les pĂ©troliers modifient leurs itinĂ©raires. Câest exactement ce mĂ©canisme que Al Jazeera analyse dans un article sur la maniĂšre dont la dĂ©pendance du commerce mondial au dĂ©troit dâOrmuz devient un moyen de pression pour TĂ©hĂ©ran.
Mais cette arme a des limites : une perturbation trop longue du commerce finirait aussi par toucher lâIran lui-mĂȘme, car le pays dĂ©pend lui aussi des exportations et de lâĂ©conomie rĂ©gionale. Câest pourquoi lâobjectif de TĂ©hĂ©ran nâest pas de fermer complĂštement le dĂ©troit, mais de rendre le coĂ»t dâun fonctionnement normal si Ă©levĂ© que les adversaires soient contraints de nĂ©gocier.
AprĂšs lâintervention amĂ©ricaine, Washington sâest retrouvĂ© face Ă une rĂ©alitĂ© assez dĂ©sagrĂ©able : la principale artĂšre Ă©nergĂ©tique du monde nâest pas sous le contrĂŽle de la flotte amĂ©ricaine, mais en fait sous le contrĂŽle politique dâun pays que les Ătats-Unis voulaient contraindre Ă faire des concessions.
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