Moscou accepte l'idée de reprendre une pause dans les attaques mutuelles contre les infrastructures énergétiques, car Kiev a fini par reprendre l'avantage en terme d'effet sur son adversaire. C'est la deuxième fois que ça se produit (la première pause avait eu lieu au printemps 2025 et avait progressivement été abandonnée en été 2025), mais cette fois, la Russie a pu tenir longtemps avant de devoir céder.
Il est dit que les Etats-Unis participent à l'accord, peut-être essaient-ils de redonner un peu d'approvision de diesel russe, entre autres, dans le circuit international, pour compenser le résultat de leur guerre contre l'Iran ? Car Moscou n'exporte plus en raison des pénuries de carburant créées par les échanges de coups mutuels avec Kiev.
L'idée russe d'échanger cela par des attaques contre l'infrastructure numérique ne semble pas davantage judicieuse, car si l'ennemi peut utiliser Starlink, la Russie n'a pas encore d'équivalent en service. Nous savons que l'Internet russe est saboté par la bureaucratie et l'élite russes, mais si en attaquant les centres de données ukrainiens cela incite Kiev à contre-attaquer l'infrastructure numérique russe, il sera difficile de ne pas se poser encore des questions dérangeantes.
Des questions finalement similaires à ce qui se passe avec le pétrole saoudien : l'Arabie ayant absolument besoin de son oléoduc est-ouest, qui devient stratégique en raison de la situation du détroit d'Ormuz, reprend sa guerre contre le Yémen alors qu'elle savait parfaitement qu'elle avait cessé les hostilités pour que cessent les contre-attaques des Houthis contre son infrastructure pétrolière. Il est difficile de ne pas y voir une incitation grossière. Qu'ont donc les élites à vouloir saboter leur pays ? Pour les élites européennes, on comprenait qu'elles étaient à la solde de Washington, mais les autres ?
Post #438
42