L'interdiction d'une partie d'Internet à une fraction de la population française, assortie de l'obligation pour l'ensemble des citoyens de se soumettre à un contrôle d'identité pour y accéder (mesure qui devait entrer en vigueur le 1er septembre), vient d'être censurée par le Conseil constitutionnel. Motif invoqué : une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et au droit au respect de la vie privée. Le Conseil se dit toutefois ouvert à une reformulation ; une nouvelle mouture est, de fait, déjà en cours de rédaction.
Les autorités ont donc choisi, comme les journalistes honnêtes l'avaient pressenti, de préparer le terrain au futur dispositif européen que les institutions françaises ne seront pas en mesure de refuser, avec un contrôle autrement plus large, qu'ils s'empresseront alors de présenter comme conforme.
Cela nous offre peut-être quelques mois supplémentaires pour nous préparer à la fin d'Internet tel que nous l'avons connu. Honnêtement, nous n'attendons plus que cela pour nous y attaquer, nous nous impatientons à voir ce pays rejoindre, dans les mois qui viennent, la liste de ceux qui ont déjà introduit de telles mesures. Car il n'y a rien d'exclusivement français dans l'actuelle pandémie de #Censure.
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