La Lettonie a mis en place un système de censure qui permet le fichage des internautes consultant les sites d'information russes concernés. En consultant par exemple Sputnik, un internaute est automatiquement redirigé vers un site gouvernemental sur lequel il subit un rappel de se conformer à la propagande officielle et à ne pas consulter d'opinions différentes. Simultanément, les données de sa connexion sont collectées et conservées durant une année, durant laquelle les autorités peuvent en demander la transmission pour un fichage et/ou une sanction.
Ce que cela implique concrètement pour nous (quelle leçon en tirer).
Si la pratique se répand, et même si la pratique n'est pas aussi visible (le fournisseur d'accès peut collecter les informations de connexion sans empêcher l'accès au site, ou bien il peut bloquer l'accès et collecter les informations sans rediriger vers une page d'avertissement), il convient de prendre l'habitude d'utiliser des connexions sécurisées de plus en plus systématiquement pour la consultation de données géopolitiques ou inconnues. TOR et les VPN ou par proxy ou en demandant à une interface d'IA d'y accéder et d'en faire le résumé ou la description (à condition que le service d'IA soit lui-même utilisé de manière anonyme).
A noter que nous observons de plus en plus de sites qui se coupent des adresses IP étrangères, y compris des sites privés, empêchant leur consultation de manière sécurisée. Nous l'avions anticipé, d'autant que la pratique a été imposée en Russie depuis le printemps et un certain nombre collaborent à cette exigence : TOR deviendra de plus en plus coupé de l'Internet et les VPN seront de moins en moins exploitables.
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