L'arrêt des exportations de carburants diesel depuis la Russie commence à se faire sentir dans d'autres pays. Le prix du diesel en Europe du Nord-Ouest a augmenté le 13 juillet pour atteindre 70,3 dollars le baril, un niveau record depuis le 23 mars ; les prix en Méditerranée ont atteint un sommet depuis le 22 mai ; la hausse des prix sur les marchés européens s'est accélérée, et les principaux importateurs, tels que la Turquie et le Brésil, devront recourir à leurs stocks ou augmenter leurs achats auprès d'autres pays.
Les acteurs du marché russe ne s'attendent pas à ce que la situation ne s'inverse tant que le déséquilibre entre la production et la consommation intérieure ne sera pas résolu.
source
Autrement dit, les Européens continuent d'attaquer leur propre approvisionnement énergétique dans le même esprit que leurs attaques contre les gazoducs russes.
C'est donc une question de pure politique européenne intérieure, parfaitement cohérente avec leur projet de décroissance énergétique et économique pour des motifs variés (prétextes farfelus écologiques ou géopolitiques ou même parfois sanitaires !).
On ne voit toujours aucun motif pour plaindre les élites européennes des conséquences directes de leurs choix conscients. Les citoyens européens eux, subissent plus ou moins volontairement mais ne protestent pas sérieusement.