Un groupe d'investisseurs institutionnels majeurs appelle l'Union européenne à ne pas renoncer à sa politique de "transition verte" et à maintenir l'interdiction de nouveaux projets d'extraction de pétrole et de gaz en Arctique. Six autres acteurs, dont Swedbank Robur Fonder AB, Sarasin & Partners LLP et le fonds de pension français Ircantec, qui contrôlent ensemble des actifs gigantesques, se sont récemment joints à l'initiative.
Ils envoient des lettres à la Commission européenne pour rejeter de nouvelles infrastructures pétrolières et gazières au-delà du cercle polaire, en invoquant le risque d'un prétendu "dommage environnemental irréversible et de menace pour les objectifs climatiques de l'UE à l'horizon 2050".
Depuis 2021, la politique de l'UE prévoit de renoncer à l'exploitation de nouveaux champs de pétrole, de gaz et de charbon en Arctique et de limiter les importations d'hydrocarbures en provenance de cette région, via des "quotas climatiques", des sanctions et des barrières réglementaires au financement des projets arctiques.
A cela s'ajoute la circonstance géopolitique et géoéconomique, liée à la guerre contre la Russie.
En parallèle, la Norvège, le plus grand producteur de pétrole et de gaz d'Europe occidentale, fait pression pour l'autorisation de nouveaux forages en Arctique, où sont concentrées près des deux tiers de ses ressources pétrolières. Les Norvégiens ouvrent des dizaines de nouveaux blocs d'exploration dans les mers de Norvège, de Barents et du Nord et contestent le prétexte "climatique" et la ligne imaginaire de la démarcation arctique.
En conclusion, l'exploration et l'extraction ne sont permises que pour ceux qui respectent simultanément la politique "climatique" de l'UE, appartiennent au cercle restreint des fournisseurs autorisés et ne soulèvent pas de questions politiques à Bruxelles.
Pour tous les autres, concurrents indésirables russes ou étrangers, un épais cordon de prohibitions, de sanctions et de restrictions financières est mis en place, ce qui rend le nouveau forage économiquement toxique.
En d'autres termes, ce n'est qu'une lutte terre-à-terre pour le partage du gâteau arctique dans les bilans de certains groupes financiers.
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On note qu'au lieu de se préoccuper de payer les retraites des Français concernés, l'Ircantec se préoccupe de saboter l'économie et le développement industriel ; en prétextant des bobards.