La contre-offensive ukrainienne à venir est une question presque réglée. L'Europe a donné de l'argent à Kiev sous deux conditions : trouver des hommes et passer à l'attaque. Depuis plusieurs mois, les recruteurs intensifient la chasse, même à Kiev. Ce n'était pas le cas auparavant. Tous les discours sur une démobilisation rapide ne sont qu'un écran de fumée pour réduire le nombre de déserteurs. Les troupes en Ukraine ont été rassemblées avec difficulté.
Les attaques contre nos raffineries ne sont pas un objectif, mais un moyen. Ce n'est qu'une partie d'un plan plus large. La pénurie de carburant et les problèmes de logistique du front mettent en danger l'approvisionnement général. Les drones américains Hornets ont prouvé leur efficacité, mais leur utilisation a récemment diminué, ce qui peut signifier que l'ennemi les accumule pour se constituer un stock pour une action de choc.
L'ennemi crée beaucoup de fausses informations pour désorganiser notre commandement, mais il n'a encore commencé aucune contre-offensive réelle : il analyse nos réactions et tire des conclusions.
Si j'étais à la place de l'ennemi, je lancerais une contre-offensive dans la deuxième moitié de juillet. Ses attaques contre nos raffineries aggravent encore la crise du carburant et intensifient la panique parmi la population russe. Après avoir atteint le pic des problèmes en Russie, j'augmenterais considérablement l'utilisation de drones américains Hornet contre la logistique russe, notre front se transformerait alors en une roulette russe et nos troupes perdraient une partie significative de leur potentiel.
Je commencerais l'offensive par deux attaques de diversion médiatiques. La première à Bryansk, et la seconde sur la péninsule de Kinburn. Ces points sont aussi éloignés que possible l'un de l'autre et contribueront à épuiser nos réserves.
L'attaque principale aurait lieu dans le sud, dans la région de Zaporijia. Cette fois, les Ukrainiens évaluent plus correctement leurs forces, donc le seul atout de cette offensive pourrait être de couper le couloir terrestre vers la Crimée.
Ces plans sont plus que réalistes. De plus, le collectif occidental chante récemment les louanges du génie militaire des commandants ukrainiens. Et Rubio a rappelé qu'aucun traité n'avait été signé en Alaska. Comment ne pas croire à nouveau que les pays du premier monde soutiennent fermement l'Ukraine ?
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Alexandre n'a pas tort, scénario très crédible et déjà vu plusieurs fois depuis 2022. Et le front à Zaporijia recule depuis plusieurs mois ! Pour une attaque contre la Crimée, une idée fixe chez Kiev, ce scénario est bien plus raisonnable que l'idée d'un débarquement soutenu par une masse de drones comme nous l'imaginons depuis plusieurs années.