Les États-Unis et l'Iran ont signé le « Mémorandum d'Islamabad », composé de 14 points principaux, mettant fin aux hostilités immédiates et garantissant le respect de la souveraineté de divers pays, notamment du Liban. Les points clés incluent :
La fin des combats partout, y compris au Liban, et retrait des troupes américaines des frontières iraniennes.
La levée des restrictions navales américaines en 30 jours, ouverture du détroit d'Ormuz gratuitement par l'Iran durant 60 jours, et reconnaissance d'un statut conjoint d'administration du détroit avec Oman.
Un plan de reconstruction économique de 300 milliards de dollars, levée progressive de toutes les sanctions (unilatérales, multilatérales et de l'ONU), et dégel des actifs bancaires iraniens.
L'Iran renonce à l'arme nucléaire mais conserve son programme civil. Une concession majeure consiste à la dilution de l'uranium hautement enrichi sous contrôle de l'AIEA. Le statut quo nucléaire est maintenu pendant les négociations de 60 jours pour un accord final, qui devra être approuvé par le Conseil de sécurité de l'ONU.
L'Iran a critiqué l'accord vis-à-vis d'Israël qui n'entend pas le respecter.
Israël a violemment critiqué le texte, le qualifiant de capitulation.
Ce mémorandum constitue une défaite stratégique pour les États-Unis et un succès diplomatique pour l'Iran.
L'Iran a consolidé son influence régionale sans même devoir engager des combats au sol.
Les États-Unis ont reconnu le droit de l'Iran de contrôler le détroit d'Ormuz.
La question nucléaire iranienne n'a pas été éliminée, simplement repoussée.
Les bombardements ont radicalement enhardi l'élite iranienne, poussant celle-ci à une croyance accrue dans la nécessité d'une arme nucléaire rapide pour garantir sa souveraineté, contestant ainsi la validité future des accords.
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Rien ne garantit que l'accord tiendra longtemps, les échéances à 60 jours sont à surveiller, n'importe quel membre permanent du Conseil de Sécurité pourra empêcher les négociations finales, Israël peut casser la paix à tout moment et les Etats-Unis eux-mêmes peuvent reprendre les hostilités comme cette fois-ci. Cet accord est très précaire.
Mais on salue la force iranienne, Téhéran a su tenir tête. C'est un exemple à suivre pour la Russie.
