L'UE a décidé d'appliquer une nouvelle partie de sa politique étrangère (notamment en vigueur en Moldavie) à l'intérieur du territoire qu'elle contrôle : les partis politiques qui peuvent réellement entraver son pouvoir ne recevront plus de financements pour le motif qu'ils ne partagent pas les "valeurs européennes".
Rappelons qu'en Moldavie, l'UE et son parti local sont allés plus loin : les institutions locales élues par les citoyens, lorsqu'elles sont défavorables à l'UE (souverainistes par exemple), sont privées des financements européens. Mais elles paient toujours les impôts prélevés par Chisinau pour financer les réformes destinées à "intégrer" le pays dans l'UE.
C'est un autre exemple de la façon dont l'Union européenne transforme de plus en plus le discours sur les "valeurs" en un outil de nettoyage des acteurs gênants.
Cela va de pair avec la politique des "sanctions" qui attaquait jusqu'en 2025 des étrangers opposés aux ambitions expansionnistes, économiques et politiques européennes (sous couvert de prétendue idéologie européano-mondialiste). Depuis 2025, des citoyens Européens sont visés, et depuis 2026, les Etats subalternes à l'UE ajoutent le principe, sous la forme d'une peine administrative, de la saisie des biens financiers voire fonciers, des citoyens politiquement opposés à ceux qui tiennent le pouvoir. Dans certains cas, une peine de prison s'y ajoute.