La Russie produit de plus en plus de variantes à moteur à réaction de ses drones de longue portée de la série Geran (issue des Shahed iraniens).
Toutefois, le nombre de drones à réaction lancés quotidiennement reste peu élevé, une dizaine.
Leur principal avantage est leur vitesse, qui leur permet de percer plus facilement la défense aérienne, notamment l'interception par drones intercepteurs.
Cependant, ces drones ne maintiennent pas leur vitesse maximale tout au long du parcours. Lors de vols sur de longues distances, leur vitesse est réduite à la vitesse moyenne des drones à hélices pour préserver leur carburant, ce qui permet leur interception par des drones intercepteurs.
Dans ces conditions, leur utilisation est limitée aux objectifs près de la ligne de front ou près de la frontière, et pas à plus de quelques centaines de kilomètres. Ainsi, le drone peut parcourir la majeure partie de la distance à grande vitesse, réduisant considérablement les risques d'interception.
Ils sont généralement équipés de modules de contrôle à distance, permettant à l'opérateur de piloter le drone et de rendre plus difficile son interception tout en augmentant la précision et l'efficacité de la frappe, voire d'attaquer des équipes de défense aérienne au sol qui se trouveraient sur son parcours, et qui auraient été opportunément découverts.
Les drones sont reliés entre eux par une radiocommunication mesh permettant de relayer le signal au-delà de la portée du signal terrestre. Des antennes terrestres ont été déployées le long de la frontière et de la ligne de front, permettant d'atteindre une portée de l'ordre de 150 km dans les arrières de l'ennemi (sans réseau mesh).
Si la communication radio est perdue, le drone reprend son fonctionnement normal en suivant le parcours programmé à l'avance.
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