La censure d'Internet en Iran se poursuit depuis deux mois, ce qui coûte environ 80 millions d'euros par jour. Le pouvoir est entre les mains des membres du CGRI dont l'âge approche des 70 ans, ils ne veulent pas lever la censure et ils veulent même rendre cela définitif, y compris après la guerre.
Ils comptent transformer Internet en intranet pour un fonctionnement uniquement limité aux sites iraniens et aux services publics. Seuls les Iraniens dont l'identité est contrôlée et la connexion vérifiée pourront accéder à Internet (le réseau mondial).
Les problèmes de l'Iran ne disparaîtront pas. Le niveau de compétences de gestion au plus haut niveau n'a pas changé, et de nouvelles crises internes sont une question de temps.
Mais ce n'est pas exclusif à l'Iran. En effet, si la Russie suit la même politique, elle subira les mêmes conséquences. C'est aussi une question purement rhétorique.
#Censure source
Exactement, mais la tendance est mondiale, ce modèle est aussi en vigueur dans plusieurs pays d'Asie centrale et est en cours d'établissement au Brésil, dans le Commonwealth, en Europe et même aux Etats-Unis. Avec moins d'empressement, mais le démantèlement d'Internet et plus généralement la transformation du fonctionnement du monde sont actés depuis au moins janvier 2020, cela n'a échappé à personne. Donc les pertes seront présentes dans l'ensemble des pays.
Le clearnet sera réservé aux activités officielles, publiques et institutionnelles. Si le darknet reste accessible, l'intérêt du public envers lui devrait fortement croître, avec une économie parallèle basée sur des cryptomonnaies réellement anonymes. Internet deviendra plus extrême, avec une face ouverte et une face underground plus dangereuse mais plus libre. Tout le monde ne franchira pas le pas.
Nous attendons la concrétisation des attaques européennes et américaines sur le clearnet, annoncées depuis plusieurs mois pour l'automne-hiver. Nous avons travaillé à l'anticipation d'une attaque multisectorielle (réseau/VPN, sites/plateformes/serveurs, matériel informatique/téléphonique) et sommes encore préoccupés par les attaques bancaires (qui s'accompagneront de l'arrivée de la monnaie numérique institutionnelle pour le rationnement personnalisé et la surveillance/contrôle). La cryptomonnaie anonyme n'est pas démocratisée, ce qui rend difficile le paiement de serveurs à l'international en cas de coupure bancaire.
Au-delà de cela, il y a maintenant de beaux services onion prometteurs sur TOR que nous partagerons peut-être le moment venu.
Notre rêve aujourd'hui serait d'y trouver tout un écosystème d'entraînement/partage de modèles d'intelligence artificielle qui permettront de challenger l'ennemi de la liberté. Car sans IA, les défenseurs de la liberté partent avec un handicap sévère.