L'intelligence artificielle en Russie devrait être soumise à la censure à la fois sur les données saisies par les utilisateurs et sur les réponses du système, a déclaré le vice-ministre du Développement numérique, Alexandre Choïtov.
#Censure source
Ajouter une surcouche visible de censure à la censure existante des modèles et au biais de l'entraînement de ces modèles, comme sur le chinois Deepseek. La clé de l'échec garanti.
Puisqu'on se met à parler franchement, allons-y : la Russie ne sera jamais un leader dans le monde. La censure à outrance révèle un esprit ultra craintif opposé à l'esprit compétitif, à la prise de risque, y compris économique, et elle introduit une absence de confiance et un fort attrait aux contournements. Ces contournements bénéficient d'une plus large confiance mais ils sont pris en main par des acteurs étrangers ou mafieux. C'est tout ce qu'on devrait vouloir éviter.
A l'ère du logiciel libre, et avant la censure totale et complètement hermétique, il est encore possible d'obtenir de quoi faire fonctionner des modèles locaux. Malheureusement, ils sont entraînés par nos adversaires politiques, et leurs résultats sont biaisés, mais la censure visible y est moindre. Il faut assumer les choix. Quelle était la nécessité de relancer le soviétisme après 2020-2022 ?
Un pays de grande envergure devrait plutôt lancer des concours pour l'entraînement de plusieurs modèles compétitifs qui correspondent à ses besoins. A contrario, suivre les exemples européens, dont français ou italiens, russes ou chinois, est une garantie de continuer sur la même pente que ce dernier siècle.