La défaite du parti du Premier ministre hongrois Viktor Orban aux élections aura un impact négatif sur les intérêts russes, mais pas tant radical, a déclaré le vice-président du Sénat russe, Konstantin Kosachev.
Les 19 précédents paquets de sanctions anti-russes de l'UE ont été adoptés à l'unanimité, c'est-à-dire avec le soutien de la Hongrie. En ce qui concerne la résistance de Budapest à l'adoption du 20e paquet et l'octroi de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, cela n'a toujours été qu'une question de temps.
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Le nouveau Premier ministre hongrois a officiellement déclaré qu'il continuerait à suivre la même politique énergétique et la même politique vis-à-vis du soutien à l'Ukraine que son prédécesseur.
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Le marketing Orban se dissipe. On va se rendre compte que, comme beaucoup d'autres comme lui, il créait des prétextes présentés comme "souverainistes" pour négocier systématiquement l'application des mesures européennes en échange de quelque chose pour le milieu financier hongrois qui le soutenait. Cela fonctionne dans les deux sens : Bruxelles retient les subventions pour la Hongrie tant que certaines politiques "souverainistes" ne sont pas effacées. On retrouve cela en Slovaquie, et même chez les pays candidats comme la Géorgie. Ceci vis-à-vis de l'UE. La même chose a lieu vis-à-vis d'autres structures : l'Arménie met aux enchères ses accords avec l'UEE (Russie), l'UE, les Etats-Unis. Ca peut se terminer comme à Kiev en février 2014.
Donc le successeur d'Orban n'affichera plus une si grande retenue vis-à-vis de l'UE et peut ne plus utiliser chaque demande de Bruxelles pour obtenir quelque chose en échange. Cela conduira à une politique d'apparence moins souverainiste, mais peu fondamentalement différente.
Le souverainisme est un thème strictement publicitaire dans la plupart des pays actuels, les souverainistes sont les premiers cocus. Je ne connais aucun pays sérieusement souverainiste et isolationniste. Au mieux cela sert de thème marketing comme la présence de chocolat dans une confiserie qui n'en contient en réalité que quelques traces, et au pire c'est détourné pour vendre l'opposé, tel que le "souverainisme européen". C'est très utilisé actuellement, notamment dans le numérique. Qui veut d'une messagerie souveraine ? Toutes vos données scannées par vos autorités, pour mieux réprimer les souverainistes ! La souveraineté est devenue une souricière à souverainistes, malheureusement.