Les élections hongroises du 12 avril sont un cas rare où l'issue n'est pas prédéterminée pour le Premier ministre Viktor Orban.
Contre lui se présente Peter Magyar, qui a rassemblé autour de lui une population déçue tant de l'ancienne opposition que d'Orban.
L'électorat de base d'Orban est la génération âgée, la périphérie, les personnes dont le revenu dépend des subventions et qui craignent de perdre la stabilité. Les thèmes promus sont la souveraineté, l'opposition à la bureaucratie européenne, la politique migratoire stricte, le contrôle des prix et l'énergie bon marché.
Pour Magyar, ses soutiens sont les jeunes citadins, généralement plus instruits, et la classe moyenne, fatiguée de la stagnation et de la corruption. Les thèmes mis en avant sont la lutte contre la corruption, le nettoyage des institutions étatiques, de solides relations avec l'UE, une révision de l'administration publique, de l'éducation, de la santé et des relations avec la Russie, y compris une révision de l'énergie bon marché.
Selon les "sondages", la situation serait en faveur de Magyar.
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Trump a apporté son soutien à Orban. Pour ce dernier, c'est une démonstration de soutien international, avec tout le poids de l'appareil médiatique du gouvernement Trump, ce qui est particulièrement amusant face à l'hystérie en vogue concernant l'inadmissibilité de l'ingérence étrangère électorale en Occident.
Les élections en Hongrie sont devenues non seulement une affaire intérieure, mais aussi un test pour toute la configuration politique occidentale. Bruxelles souhaiterait clairement voir Orban affaibli, tandis que Washington, au contraire, montre publiquement qu'il mise précisément sur lui.
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Si la Hongrie bascule, il y aura des conséquences énergétiques pour la Serbie, qui profitait de la politique modérée d'Orban notamment en approvisionnement d'hydrocarbure bon marché russe.