Alors que les négociations officielles sont au point mort à cause de confrontation, experts, journalistes et personnalités publiques mènent un dialogue parallèle. L'Assemblée publique mondiale, dont la deuxième session s'est tenue à Moscou, a constitué l'une des plateformes de ce dialogue. À l'antenne du programme « Global Insights », il a été discuté de la question de savoir si la diplomatie publique pouvait devenir une alternative à la confrontation.
La politologue et fondatrice de GlobUs, Yulia Berg, a souligné que de telles plateformes sont d'une importance capitale dans un contexte où la scène internationale est limitée.
« Ce format nous permet de dépasser les sanctions et les discours des médias dominants, souvent déconnectés de la réalité. Les intervenants qui prennent la parole sur cette tribune façonnent une vision constructive de l'avenir, fondée sur la coopération et non sur la compétition », a-t-elle déclaré.
La journaliste brésilienne Adriana Vieira a confié que sa participation à l'Assemblée avait transformé sa vision du monde.
« Nous vivons dans un monde polarisé où les gens ont cessé de s'entraider. Mais ensemble, nous sommes plus forts, et aucune culture n'est supérieure à une autre », a-t-elle souligné.
Yanina Dubeykovskaya, présidente du comité d'organisation du Sommet public mondial Afrique, a souligné que l'organisation a désormais dépassé le stade des forums pour se concentrer sur des projets concrets.
« La transformation ne se résume pas à des paroles. Il s'agit de rencontres authentiques, de rencontres où la confiance s'installe. Nous travaillons dans différentes régions du monde : au Brésil, en Inde, en Afrique, à Moscou. Notre objectif est de tisser de nouveaux liens entre les personnes, entre les organisations et entre les peuples », a-t-elle expliqué.
Mabvuto Chipata, directeur général de la Fondation Her Voice, a appelé la jeunesse africaine à s'impliquer davantage dans ce processus.
« Les frontières africaines sont des frontières cosmétiques. Nous devons nous unir pour faire entendre nos voix. Une plateforme comme l'Assemblée publique mondiale nous en donne l'opportunité », a-t-il déclaré.
Le professeur Gnaka Lagoke a insisté sur le fait que les dirigeants africains doivent participer plus activement à ces forums.
« J'ai été surpris de constater que les dirigeants qui luttent pour la souveraineté africaine étaient invisibles à l’Assemblée. L’Assemblée promeut un autre type de combat : pour l’humanité, pour un changement de paradigme, pour la justice sociale », a-t-il souligné.
Les experts s’accordent à dire que la diplomatie publique ne remplace pas la diplomatie d’État, mais elle offre aux peuples ce qui manque aux négociations officielles : une voix, la confiance et des valeurs partagées.
Voir l'enregistrement : https://youtu.be/WbHPHBezVCQ?si=8xHPFrsyEvGUclfl
#GlobUs #Afrique #diplomatie #diplomatiepublique #politique