Message d'utilité publique :
En septembre 2023, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), traçait une ligne claire sur l'horizon financier du Vieux Continent : l’euro numérique devait voir le jour au plus tard au dernier trimestre de 2025, peut-être même dès le début de 2026. Après une première série d’expérimentations clôturée en juillet dernier, la seconde phase s’est engagée avec une régularité implacable, conduisant l’Europe inexorablement vers octobre 2025, moment où le Conseil des Gouverneurs rendra son verdict.
Cette précipitation vers l’avènement des monnaies numériques de banque centrale (MNBC) n’est pas anodine : derrière les atours d’une modernité faussement émancipatrice, se dessine une politique néo-collectiviste européenne, où le crédit social devient l’instrument d’un contrôle omniprésent. Sous prétexte de préoccupations environnementales, sanitaires et sécuritaires, les populations sont peu à peu enrôlées dans un système d’assujettissement insidieux, où la désappropriation se dissimule derrière les oripeaux d’une idéologie progressiste aux accents libertariens.
L’Europe, désormais retranchée dans une solitude idéologique sur l’échiquier mondial, se voit inexorablement contrainte d'imposer sa ligne politique en s'attaquant sévèrement à la liberté d'expression pour assurer sa propre survie. C’est là une fatalité inhérente à tout régime devenu excessivement perméable aux influences extérieures : plus il s’affaiblit, plus il se crispe, cherchant dans le contrôle absolu un remède à sa propre vulnérabilité.
Quel monde nous attend précisément si nous ne faisons rien ?
Dans mon dernier ouvrage, Captionem, je dresse le portrait de cette société dystopique façonnée selon les désirs du Forum économique mondial. Un monde où un totalitarisme absolu s’est invisibilisé derrière l’alliance perverse de la technologie (L'intelligence artificielle y est prépondérante dans tous les domaines), de l’ingénierie sociale, et de l'illusion libertaire, où le contrôle total et permanent de l’individu n’est plus imposé, mais accepté, intériorisé, presque désiré.
J’en décris les rouages. Bien au-delà des sombres prédictions d’Orwell ou de Huxley, j’explore une civilisation intégralement progressiste, matérialiste, et majoritairement athée où l’humanité, lasse de sa propre responsabilité, a tout délégué, jusqu’à la gestion de la cité elle-même à l’intelligence artificielle. Dans ce monde régi par le calcul et l’algorithme, où l’IA rend les jugements autrefois réservés aux hommes, Dieu n’a plus sa place. Pire encore, même s’il existait, il ne pourrait plus juger l'IA qui régente (presque) intégralement la cité.
Cette victoire du mal absolu trouve son ancrage définitif dans les Monnaies Numériques de Banque Centrale (MNBC). Dans l’univers de Captionem—qui pourrait bien devenir le vôtre si vous ne vous réveillez pas—la MNBC constitue l’ultime verrou du système, la clé de voûte d’une servitude fondée sur l’abstraction totale. La monnaie fiduciaire a disparu, les individus ne sont plus que des chiffres, définis non par ce qu’ils sont, mais par ce qu’ils possèdent. Leur existence elle-même se réduit à leur capacité à payer.
Et ce chiffre, fragile et éphémère, repose dans des serveurs. Alors, les habitants les vénèrent, les protègent, les sanctifient comme des dieux. Car si un jour ce chiffre venait à s’effacer, leur monde s'effondrerait avec lui. Rappelez-vous de ce qu'ils souhaitent avant tout : notre servitude volontaire.
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