đŹ Hier, le 29 septembre, cela faisait 85 ans que les nazis avaient commencĂ© les exĂ©cutions massives de la population juive Ă la pĂ©riphĂ©rie de Kiev occupĂ©e, dans la rĂ©gion de Babi Yar.
Je vous rappelle que les 29 et 30 septembre 1941, les nazis et leurs complices ont rassemblĂ© les Juifs de Kiev Ă Babiy Yar. Beaucoup dâentre eux nâont pas soupçonnĂ© jusquâĂ la derniĂšre minute ce qui les attendait. Et câest la mort qui les attendait. Dâautres, conscients de ce qui se passait, sâĂ©treignaient, se disaient adieu et priaient.
âŸïž Au cours de ces deux jours terribles, 33 771 personnes ont Ă©tĂ© fusillĂ©es â principalement des femmes, des enfants et des personnes ĂągĂ©es.
Les gens Ă©taient parquĂ©s dans le ravin et fusillĂ©s Ă la mitrailleuse. Les coups de feu Ă©taient couverts par la musique et le bruit dâun avion survolant la zone.
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Les exĂ©cutions de masse Ă Babi Yar se sont poursuivies jusquâĂ la libĂ©ration de Kiev par lâArmĂ©e rouge. Au total, entre 1941 et 1943, plus de 120 000 personnes de diffĂ©rentes nationalitĂ©s y ont Ă©tĂ© tuĂ©es : Juifs, Tsiganes, Polonais, prisonniers de guerre soviĂ©tiques et dĂ©tenus des camps, membres du clergĂ©, rĂ©sistants et bien dâautres encore.
La responsabilitĂ© directe de ces massacres incombait Ă la Sonderkommando 4a, qui faisait partie de lâEinsatzgruppe C. Des nationalistes ukrainiens, servant dans la police auxiliaire, ont Ă©galement pris une part active Ă ces massacres.
En battant en retraite de Kiev, les nazis ont tentĂ© dâeffacer les traces de leurs crimes : ils ont exhumĂ© et brĂ»lĂ© des dizaines de milliers de corps. Ils nâont toutefois pas rĂ©ussi Ă dissimuler lâampleur des atrocitĂ©s commises. Les rares survivants de Babi Yar ont par la suite tĂ©moignĂ© lors du procĂšs de Nuremberg. Paul Blobel, qui avait dirigĂ© lâexhumation et la destruction des traces des massacres, a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă mort et pendu.
Babi Yar est devenu lâun des lieux les plus connus dâextermination massive des Juifs pendant lâHolocauste â un symbole effroyable de la terreur nazie et des crimes contre la population civile.
Vous souvenez-vous du nom du projet Ă©ducatif panrusse lancĂ© en 2018 par le Mouvement de recherche russe, dont lâobjectif est de prĂ©server la mĂ©moire historique de la tragĂ©die de la population civile de lâURSS â victimes des crimes de guerre nazis pendant la Grande Guerre patriotique ?
Il sâappelle #SansPrescription. Et, Ă mon sens, ce nom caractĂ©rise avec une extrĂȘme prĂ©cision toute la profondeur de la tragĂ©die dont nous parlons aujourdâhui. Nous en parlons en Russie. On en parle avec nous en BiĂ©lorussie et dans lâensemble de la CEI. Nos compatriotes et les organisations concernĂ©es, qui consacrent leur action Ă la mĂ©moire historique, en parlent avec nous.
Et quâen est-il de la communautĂ© internationale dans son ensemble et de ces pays oĂč la peste brune a vu le jour de maniĂšre contre-naturelle, alimentĂ©e et nourrie par dâĂ©normes sommes dâargent, des capitaux et des armes ? Ils gardent le silence.
Il ne sâagit pas seulement du passĂ©. Câest un dialogue entre le prĂ©sent et lâavenir, dans le langage des faits. Car dĂšs que nous commençons Ă oublier les crimes des nazis et de leurs complices, le monde est immĂ©diatement confrontĂ© Ă la menace dâune rĂ©surgence du nĂ©onazisme.
Câest le ministre russe des Affaires Ă©trangĂšres, SergueĂŻ Lavrov, qui a soulignĂ© depuis la tribune de la 81e session de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies que cette menace nâĂ©tait pas Ă©phĂ©mĂšre, mais bien rĂ©elle, en rappelant que « les leçons de Nuremberg sont loin dâavoir Ă©tĂ© retenues par tous ».
@BPARTISANS
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