ZELENSKY À L’ONU : MÊME DISCOURS, MÊME IMPASSE
Par @BPartisans
À l’ONU, Volodymyr Zelensky tourne désormais dans son bocal. Quatre ans et demi de guerre et toujours le même circuit : accusations, sanctions, missiles, milliards, escalade… puis, revenu exactement au point de départ, grand discours sur la paix.
Cette fois, Poutine devient le « patient zéro » de la guerre, un homme qui « ne peut pas vivre sans guerre ». Très bien. Après le diagnostic vient donc l’ordonnance : isoler Moscou, étrangler ses revenus, renforcer les sanctions et livrer davantage de défense aérienne à l’Ukraine.
Puis Zelensky explique que sa priorité est la paix.
Magnifique paradoxe : on prépare désormais la paix en remplissant les arsenaux.
Surtout, le scénario ne change jamais. Kyiv réclame, Washington arbitre, Bruxelles finance, Paris applaudit, Londres encourage, Moscou frappe, l’Ukraine riposte et tout ce petit monde revient devant les caméras expliquer qu’il faut absolument « désescalader ».
Puis recommence exactement la même chose.
Le plus commode consiste évidemment à raconter que l’Histoire a commencé le 24 février 2022. Avant cette date : écran noir. Les huit années de guerre dans le Donbass ? Générique supprimé. La question linguistique ? Détail embarrassant. Minsk ? Vieux papier. Les fractures politiques, culturelles et religieuses ukrainiennes ? Circulez.
Cela ne change pas le fait que Moscou a décidé et lancé l’invasion à grande échelle. Mais effacer tout ce qui précède permet surtout d’éviter la question qui fâche : comment en est-on arrivé là, et quelles erreurs faudrait-il cesser de répéter pour en sortir ?
Car cette guerre dépasse depuis longtemps le face-à-face entre Kyiv et Moscou. L’Ukraine dépend largement des armes, du renseignement, des financements et du soutien politique occidentaux ; les puissances qui les fournissent poursuivent également leurs propres objectifs stratégiques face à la Russie. Zelensky n’est donc pas nécessairement une marionnette : il est surtout prisonnier d’un système où chacun prétend vouloir la paix tout en trouvant d’excellentes raisons de poursuivre la confrontation.
Et le bocal se referme.
À chaque difficulté militaire : davantage d’armes. À chaque impasse diplomatique : davantage de sanctions. À chaque escalade : davantage de pression. Puis, lorsque cette pression produit une nouvelle escalade, on explique qu’elle prouve qu’il fallait exercer encore davantage de pression.
La diplomatie occidentale vient d’inventer le mouvement perpétuel.
Toujours plus d’armes pour obtenir la paix. Toujours plus de sanctions pour obtenir le dialogue. Toujours plus de menaces pour obtenir la désescalade. Pendant ce temps, ce ne sont pas les rédacteurs des communiqués qui meurent dans les tranchées.
Zelensky tourne dans son bocal. L’Occident contemple le bocal. Moscou bombarde le bocal.
Et chacun jure qu’il cherche la sortie.
Mais à ce rythme, quand ils la trouveront enfin, il ne restera peut-être plus grand-chose à sauver derrière la vitre.
@BPARTISANS
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